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Rabat, une cité verte au dessus du ratio de l'OMS

Si le ratio des espaces verts par habitant préconisé par l'OMS est de 10m2/habitant, cette moyenne est de plus de 20 m2 par habitant à Rabat, déclare non sans fierté le secrétaire général du Conseil de la ville, Abdelfttah Skir.

Dans le cadre de la valorisation du potentiel paysager de la cité, les services de la wilaya et le Conseil de la Ville de Rabat se sont investis dans l'embellissement et l'humanisation du milieu urbain en réaménageant et en multipliant les espaces verts.

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Nombre de jardins, parcs et espaces verts ont ainsi été créés et aménagés, où le promeneur, seul ou en famille, peut se reposer sur un banc et s'imprégner de verdure, se laisser bercer par le chant des fontaines, ou regarder ses enfants jouer en toute sécurité dans les aires de jeux. Les jardins El Majd (rond-point El Kamra), El Kifah (avenue El Kifah), Nouzhat Hassan (Bab El Bouiba- 7ha), Ibno Rochd (ex- Madinat Al Irfane), Hassan (près du Mausolée Mohammed V), Ibn Toumert (longeant les remparts allant de Bab Rouah à Bab El Had) et le Jardin d'essais botaniques (Agdal) en sont de beaux exemples.

Mais l'effort ne s'arrête pas là. Un autre grand jardin, s'étendant sur 15 ha entre l'hôpital Avicennes et la Mosquée Lalla Soukaina, sera bientôt ouvert au public, a annoncé l'architecte-paysagiste El Bennaoui, chef des espaces verts de la wilaya de Rabat. Ce nouveau jardin aura des circuits cyclables, des parcours pour le footing et le jogging, un terrain pour les amateurs du jeu de boules, des pistes pour les randonnées, etc.

La ceinture verte, un garde fou contre la menace du béton
Rabat Toutefois, la tentation d'une urbanisation débridée menace la capitale du royaume qui risque de perdre cette richesse. Selon Yassine El Jilani, chercheur en Economie des territoires à l'Université Mohamed V Agdal, la ceinture verte, qui s'étale sur 1063 ha et fait partie des espaces verts périurbains de la ville, «n'est pas à l'abri d'une éventuelle urbanisation».

Pour M. El Jilani, qui est l'auteur d'une étude sur la sauvegarde et la mise en valeur de la ceinture verte de Rabat-Temara, la pression urbaine sur ce territoire se fait de plus en plus forte en raison de la croissance de la population de la région et l'extension du périmètre urbain qui en découle.

Le changement d'affectation de zones est la seule possibilité offerte à Rabat si on veut combler les besoins des prochaines années en termes de logements et d'équipements publics, préconise-t-il.

Quant à Témara, si le taux d'accroissement annuel de 5.4 c se maintient, sa croissance se fera inévitablement aux dépens des espaces naturels, explique-t-il.

Maintenir l'équilibre entre la progression du béton et l'aménagement et la protection des espaces verts est une nécessité si on veut préserver les poumons de la cité, sauvegarder la diversité biologique, lutter contre le réchauffement climatique, réduire la pollution et fournir ainsi à la population un environnement sain où il fait bon vivre.

Véritables poumons verts des populations urbaines, les espaces verts constituent également un support de la diversité biologique et participent à la lutte contre le réchauffement climatique, à la réduction de la pollution atmosphérique et à la protection de l'environnement.
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Source : www.lematin.ma

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