Découvrez la légende des Deux Rives

Les rives et la vallée du Bou Regreg forment le berceau historique dans lequel sont nées Salé et Rabat, tantôt jumelles, tantôt concurrentes, au gré des époques. 

Le fleuve est à la fois source de crainte, en tant que voie de pénétration pour l’ennemi, et d’espérance, comme rampe de conquête ou de commerce sur l’océan.

De part et d’autre, murailles et bastions viennent protéger les villes naissantes d’éventuelles invasions. Le fleuve marque aussi la frontière bien ténue entre Salé-l’Ancienne, la pieuse et Salé-la-Nouvelle (aujourd’hui Rabat), « l’amorale » cité corsaire.

Dans un passé récent, même moins belliqueuse, la césure perdure. L’Histoire réécrit les rôles. Rabat sort de l’ombre de sa rivale. Elue capitale du royaume, dynamique et élégante, elle toise Salé, la belle de la rive nord. La légende est née entre les deux rives. 

Aujourd’hui, les versants de la vallée se sont réconciliés et la légende reprend vigueur. Non plus dans les épopées mythiques de sultans bâtisseurs ou de corsaires intrépides mais au travers de projets d’aménagement visant à perpétuer une Histoire commune des plus exceptionnelles.

Repères Historiques

 

 

 

La Légende

La tribu des Oudaïas

Originaire du Sahara, cette tribu nomade est recrutée par Moulay Ismaïl en 1677 pour composer son armée. Le Sultan emmène ses troupes à Fès et à Meknès.

Au début des années 1830, leur indiscipline est devenue telle " ils se livrent notamment à des pillages " que le sultan Moulay Abderrahman fait arrêter leur chef et expulse la tribu des Oudaïas de l’armée.

Comme elle se révolte et menace de renverser la ville de Fès, le Sultan la disperse à travers le royaume. Une partie de la tribu s’établit alors dans la kasbah de Rabat, quasiment désertée, entre 1833 et 1844.

Premier noyau urbain de la ville de Rabat, la kasbah des Oudaïas, s’étend sur quatre hectares.

 

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